dimanche 28 novembre 2010

Qui aime bien, châtie bien (et cochon qui s'en dédit)

Il est de ces proverbes qui deviennent un véritable art de vivre. Certains ont choisi comme ligne de conduite "Prudence est mère de sûreté", d'autres lui préfèrent le plus extravagant "Qui couche avec des chiens se lève avec des puces", ou encore le classique "Rien ne sert de courir, il faut partir à point". Quel que soit le proverbe choisi, s'y tenir fermement n'est pas tâche aisée. Mon choix s'est porté sur "Qui aime bien, châtie bien".
Postulat de départ simple : je t'aime assez pour m'intéresser à toi, et te le faire payer. Je vous concède que cela révèle un certain sadisme et un fonctionnement affectif douteux. Pourtant, ce proverbe je l'aime et tente de l'appliquer au quotidien. Cerise sur le gâteau, on peut décliner ce proverbe en "Dormir c'est subir", ou en "Qui dit crémaillère dit blagounette" (oui je sais, ça ne rime pas, mais "crémaillère" n'a pas de synonyme, et blagounette c'est blagounette).
Mais qu'est-ce donc qu'une blagounette ? La blagounette est l'inséparable amie des pendaisons de crémaillère. Le principe est simple : la personne qui vous accueille retrouvera longtemps après votre passage, des traces de cette soirée. Une blagounette réussie est une blagounette à retardement. "Tu ne trouves pas qu'il y a une odeur bizarre dans la chambre depuis quelques jours ?" Peut-être que cela vient de l'oignon coupé en deux glissé derrière le radiateur...

Où est le café? Pourquoi les tasses sont dans le congélateur? Pourquoi mon café a le goût de sel? Où sont passées les étiquettes des boîtes de conserve? Que font ces coton-tiges dans mon gel douche? Pourquoi tes vêtements de ski sont rangés dans mon tiroir à sous-vêtements? Et où sont mes sous-vêtements? C'est original ce rideau de papier toilette, c'est toi qui as fait ça? Pourquoi le chat est-il violet?...
Autant de questions qu'une bonne blagounette se devra de soulever. Souvent, le pendeur de crémaillère nourrira contre vous une sorte de haine toute légitime l'espace de quelques jours (ou plus, selon le niveau de la blagounette).
N'ayez crainte, il saura vous pardonner car il aura quand même bien ri en vous haïssant (tout du moins légèrement souri en un rictus crispé et agacé). D'autre part, il est votre ami (oui parce qu'on ne se permet pas de faire des blagounettes chez de parfaits inconnus), il sait donc pertinemment qu'il aura tout le temps de vous le faire payer.
Il est capital de respecter 3 règles lors de la réalisation de la blagounette :

1. Rien de dangereux (les cuillères en métal trouveront plus facilement leur place dans le congélateur que dans le micro-ondes)

2. Rien de dégradant (on ne vomit pas dans les bottes de ses amis)

3. Attendre 2 mois avant d'inviter les victimes chez soi.

Vous l'aurez compris, la blagounette laisse libre cours à votre imagination, à votre sens de l'humour et du sadisme. Notez bien qu'il est essentiel de maîtriser le degré d'humour de vos victimes.
Pour cela, mettez-vous en situation, et demandez-vous comment la victime réagirait : elle a reçu 30 personnes hier soir chez elle, elle s'est couchée à 6 heures du matin avec un pic-vert sous le crâne, à son réveil le piaf est toujours en place, le sol de la cuisine colle, son salon sent le poney mort des suites d'un coma éthylique, elle ne rêve que d'une chose : un café. Et c'est là qu'elle constate que ses amis ont profité de la soirée pour lui préparer un réveil encore plus douloureux qu'il n'aurait déjà du l'être.
A vous de voir...

Je dédie ce billet à mes chers amis Clémence et Aliocha, qui ont subi mes blagounettes pas plus tard que vendredi (ainsi que celles de Coline, Mathilde et Marie-Anne, sous la surveillance d'Elisa). Oui, bien sûr la blagounette se pratique à plusieurs, car le groupe galvanise les individus et extrait le meilleur de chacun d'entre eux. Une bonne idée se cache peut-être chez votre voisin de canapé, n'hésitez pas à solliciter les bonnes volontés.

mardi 20 juillet 2010

A saisir ! (et à manier avec précaution)

Je l'avais annoncé dans mon tout premier billet du mercredi 23 avril 2008 : ce blog allait diffuser des messages à caractère promotionnel pour mes ami(e) artistes ou intelligent(e)s. Formidable coïncidence ou véritable talent de divination, il se trouve que j'ai actuellement une amie intelligente dont j'aimerais faire la promotion.

Aurélie Elliac vous l'expliquera mieux que moi sur son blog-défi tout nouveau tout frais (dont je conserve secrètement le lien jusqu'au bout de ce billet pour garder le suspens intact), mais elle se lance dans une mission pas tout à fait impossible et totalement excitante. Et rien que pour ça, je pense qu'Aurélie mérite une standing ovation :
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Oui parce que de buzz en buzz, sans s'en rendre compte, on peut finir par s'ennuyer sur la Toile, alors on remercie Aurélie de mettre un petit coup de fouet à nos synaps.
Aurélie entend prouver à son employeur et à d'autres qu'elle est chef de projet éditorial web (Google mon ami, si tu passes par là, concentre toi sur les mots en gras), et pour y parvenir, quoi de mieux que le web ?
Je m'associe donc à cette démarche ambitieuse et assure Aurélie de tout mon soutien dans cette aventure. Vous aussi, soutenez Aurélie (qui n'a pas la poliomyélite et qui ne participe pas non plus à une émission de téléréalité, mais vous pouvez quand même la soutenir) en envoyant non pas le montant de votre don (quoique, je pense qu'elle pourrait s'en accomoder) ni 1 ou 2 par SMS (parce que si je vous donne son numéro je me fais écharper), mais plutôt un maximum de commentaires, de liens, de buzz, de twitts, de tout ce que vous voulez qui se passe sur le web (on a rien contre les pigeons voyageurs, mais avec tout ce riz à la sortie des églises, c'est devenu dangereux).

Bref, tissons ensemble la toile du succès de notre Aurélie Elliac nationale.

Pour ceux qui n'en peuvent plus d'attendre, voici le lien tant espéré : http://asaisir.wordpress.com/

Pour ceux qui ont encore quelques secondes devant eux, j'ajoute qu'Aurélie est une personne persévérante, intelligente et drôle. (Elle a mis sur son blog que le mien était drôle et pertinent, ça valait bien un petit tryptique de compliments). Par conséquent, cette aventure webistique promet d'être palpitante et amusante.

À suivre donc...

dimanche 21 mars 2010

Magnifiques Macarons

Hier samedi 20 mars 2010, c'était la Saint Herbert (waw!), l'anniversaire de Timothy Dalton, Danièle Gilbert, ou encore Holly Hunter, c'était la veille du printemps, mais surtout c'était le Jour du Macaron. Parfaitement, cette petite merveille qui nous revient d'un voyage en Italie a droit à sa journée officielle. Pas tout à fait officielle, puisque ce Jour du Macaron est uniquement célébré dans les boutiques de Pierre Hermé, un des meilleurs pâtissiers de notre bonne vieille France.

Pour le Jour du Macaron, le principe est simple : il y a 6 boutiques Pierre Hermé dans Paris. Toute la journée, dans toutes les boutiques, et quel que soit le montant de votre achat, PH vous offre 3 macarons. Une charmante demoiselle à l'entrée vous informe que si vous passez dans les 6 boutiques dans la journée, on vous offre une boîte de 35 macarons... Donc si on fait le calcul, partant du principe que l'on n'achète qu'UN macaron dans chaque boutique :
3 offerts à chaque passage en caisse (x 6) + 35 offerts à la dernière = 18 + 35 = 53 macarons offerts pour 6 achetés. Bon ratio n'est-ce pas? Alors oui, il faut avoir du temps à tuer, d'autant que vous pensez bien que les boutiques sont prises d'assaut toute la journée.


Personnellement je m'en suis tenue à une seule boutique. Quel enfer... Je suis gourmande, c'est un fait. Le macaron est un de mes péchés mignons. Ceux de Pierre Hermé sont mes préférés. Et j'ai tendance à ne pas compter quand je dépense pour mes papilles. Sachant tout ça, imaginez mon état dans la boutique... Je suis ressortie de là avec plus de 20 macarons, que j'ai engloutis avec ma mère dans l'après-midi.
Chez Pierre Hermé, on n'achète pas de macarons au café ou à la pistache. Chez Pierre Hermé on achète le Mogador, l'Infiniment Caramel ou encore l'Ispahan. Mais surtout chez Pierre Hermé, on achète le Magnifique.
Le Magnifique. Quel nom. Et quel macaron... Jamais je n'avais ressenti pareille émotion gustative. Une surprise, une douceur, une folie, tout en finesse... J'en perdais mes mots.
Le Magnifique c'est un mélange de fraise et de wasabi. Oui c'est ça, le wasabi c'est bien la pâte à modeler verte fluo qu'il y a sur le bord des assiettes au japonais et qui vous laisse un sacré souvenir si vous vous en servez comme de la mayonnaise. Alors fraise-wasabi, quel étrange mélange. Pierre Hermé il est comme ça. Plein d'audace et de surprises. Et heureusement. Parce qu'un tel plaisir rien qu'en croquant dans une pâtisserie, c'est pas tous les jours que ça vous arrive. Je sais à quel point cela peut paraître ridicule, mais cette petite chose m'a bouleversée.

La magie des macarons de Pierre Hermé, c'est cet équilibre parfait entre croquant et fondant. Et surtout la vie du macaron : le macaron vous fait d'abord la cour dans son habit de lumière, paré de ses belles couleurs qui vous laissent imaginer "à quoi il est celui-là...". Ensuite le macaron vous donne envie de le sentir, comme si vous pouviez percer tous ses secrets rien qu'en l'humant. Puis quand vous n'en pouvez plus de l'avoir sous les yeux et que vous faites craquer sa fine couche de croquant il vous délivre son fondant, toute sa tendresse. Et c'est là que l'incroyable se produit. Le macaron vous présente d'abord son indispensable base, son élément fort : l'amande. L'amande vous adoucit et vous prépare à la suite et à ses saveurs cachées. D'abord la fraise vous arrive comme une évidence, douce et sucrée, elle est la bonne confiture de votre enfance. Puis, quand vous baissez votre garde, le wasabi se jette sur vous et vous apparaît comme une porte vers un nouveau monde. Il vous surprend mais ne vous bouscule pas. Vous voilà conquis par l'étonnant ballet des deux saveurs. Et pourtant il vous reste encore le meilleur à vivre... Comme le bon vin qui tient en bouche, le Magnifique vous délivre son plus beau secret : la tenue des deux saveurs qui se mélangent dans vos papilles, et viennent vous rappeler comme cette bouchée était divine. Vous avez terminé votre macaron mais il vit encore dans votre bouche et vos émois.

Le Magnifique vous a terrassé. En beauté, et en douceur.

Je dédie ce billet à Halima, qui partage mon amour du macaron, ma passion du Magnifique et qui elle aussi est délicieuse.

PS : si Pierre Hermé cherche quelqu'un pour son équipe Marketing, vous aurez noté que je suis prête.

mercredi 17 mars 2010

Moundir, ce héros (de Koh Lanta, de l'amour, et du bon mot)

Moundir commence sa carrière téléréalitélévisuelle (quoiconque n'a qu'à bien se tenir) dans la troisième saison de Koh Lanta, où il fait déjà preuve d'un caractère bien trempé, tendance soupe-au-lait, un poil vulgaire, et toujours dans un français improbable. Pas farouche, il remet le couvert dans l'édition "All Stars" de 2009, où le public français peut constater que, mis à part quelques kilos, Moundir n'a pas beaucoup changé : les scènes d'emportement, de machisme patenté, et de tragédies grecques surjouées s'enchaînent jusqu'à l'inévitable élimination du fougueux "Moun". Moun étant le petit surnom attribué par son grand ami Tony (vous savez, Tony de Koh Lanta), qui en termes de misogynie se pose là lui aussi.

Déçu des feux de camp, des vers de coco et des épreuves d'orientation, cette année Moundir tente sa chance à la recherche de l'amour. Car oui, chers lecteurs, aujourd'hui on cherche l'amour jusque dans le petit écran, c'est dire s'il doit être bien caché.
"Moundir, l'aventurier de l'amour". Preuve, s'il en fallait une, qu'il existe des producteurs de télé qui se creusent le cerveau pour trouver des titres d'émissions vraiment exceptionnels.
C'est TMC qui nous gratifie de cette brillante initiative.
Je suis donc bien obligée de me confesser : oui, j'ai regardé cette émission. Parce que, honnêtement, ce serait dommage de manquer un tel festival de phrases improbables. Petit aperçu :
"Elle voulait partir, mais j'ai essayé bien que mal de la résoudre. Pourtant je n'en prends pas apte."
"Bravo, merci et excuse-moi si t'as eu de la peine envers moi. Si tu décides de rester, c'est la meilleure des sages des décisions."
"Motus et bouche cousue, je suis une tombe de prison."
"Je suis assez ému, même si je le montre pas vis-à-vis de mes yeux."
Formidable je vous dis. D'autant que Moundir est toujours très sérieux, l'air grave et concentré (un peu comme sur la photo quoi). Moundir c'est un dur, un vrai, un tatoué.
Le plus incroyable dans tout ça, c'est qu'il arrive à placer "abnégation" correctement. En revanche "apologie" et "apothéose" c'est pas encore très clair...
Alors oui, on a le droit de parler un français un peu approximatif dirons-nous, car nous ne sommes pas tous égaux devant l'éducation par exemple. Mais franchement, doit-on vraiment mettre sur le devant de la scène télévisuelle des gens qui parlent comme ça ? Comme l'autre abruti de Mickaël Vendetta qui a autant de vocabulaire qu'un enfant de 8 ans. Merde quoi, le niveau intellectuel à la télé c'est déjà pas jojo, on est peut-être pas obligés de faire la part belle aux fautes de français et à la pauvreté lexicale de la première grande gueule venue.
Voilà ça, c'est dit. Je suis comme ça, un peu psychorigide avec le mauvais usage de notre bonne vieille langue, c'est pas très grave.
Donc oui tout ça c'est assez triste, mais il faut bien reconnaître que c'est un peu amusant aussi. N'hésitez pas à vous accorder un petit moment de faiblesse sur TMC.

samedi 27 février 2010

Super Freak(s)

Vous connaissez bien sûr la chanson cultissime "Super Freak" de Rick James :

dont le sample a été immortalisé par MC Hammer dans son non moins cultissime "Can't touch this" :

En revanche je suis sûre que vous connaissez moins le look de ces messieurs. Du moins du premier.
Attention, âmes sensibles s'abstenir, les images qui vont suivre peuvent heurter la sensibilité des plus fashions d'entre vous.

Ladies and Gentlemen, Rick James :


Ricky a des amies tout à fait charmantes, et il porte à merveille le slip en cuir clouté. Personnellement j'aime beaucoup les travestis à moustache, mais vous savez ce qu'on dit : les goûts et les couleurs...
Heureusement pour lui (et pour MC Hammer)...
...l'habit ne fait pas le moine. Et même en ayant souffert d'une personnalité un peu trop singulière et de l'influence écrasante de la mode, on peut s'en sortir et produire d'excellents disques. Alors
cliquez ici, et rien qu'en écoutant la première vous serez convaincus.